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Avec Jean Pierre Grave

De nombreuses courses d’endurance avec VdeV (Spa Francorchamps, Jarama, Paul Ricard, Magny cours, Etc..), le Tour auto en 95…

Avec Jean Pierre Lecou

Targa Florio 2000
Première course de Jean Pierre Lecou avec cette voiture après juste une demi journée d’essai sur le circuit sinueux de Pau Arnos. Après 4 mois sans pluie sur la Sicile…. Il pleut pour le premier jour de course. Prendre part à sa première course avec une MKII 7L de plus de 500 cv sous la pluie sur un circuit de 72KM que l’on a reconnu une fois avec une voiture de location… Ca stresse !!! Pourtant la MKII se révèle très efficace sous la pluie battante. Il faut simplement ne pas utiliser le couple énorme du moteur sous peine de grosses glissades….
Par contre, dès que la pluie sèche, la route devient tellement glissante que la voiture devient inconduisible… nous nous arrêterons en spéciale, croyant avoir crevé !! Nous finirons cette première course dans les 10 premiers, mais serons disqualifiés… comme tous les français pour ne pas avoir attendu la déclaration officielle des résultats dans le parc fermé… 5 siciliens (qui roulèrent en Slicks…) ont donc pris les 5 premières places. Seul Patrick Tambay sur la Ferrari d’un… sicilien sauva l’honneur en s’intercalant 6ème .

Tour Auto 2001
Après une première expérience au volant d’une E Type lors du Tour Auto 2000, je décide d’engager la GT40 MKII au Tour Auto 2001, La « petite GT40 4,7L » plus adaptée n’étant toujours pas prête. Le problème de la 7L est justement son moteur 7L plus gros, plus lourd, dégageant plus de calories et surtout jamais étudiée pour la route. C’est une voiture lourde puissante et plus adaptée à la longue ligne droite des Hunaudières qu’aux spéciales de rallye ou aux circuits typées F1 modernes. C’est un vrai challenge pour cette voiture qui avait déjà participé au Tour Auto mais en catégorie Régularité moins « fatiguant » pour cette voiture.
Première étape par une spéciale sur l’ancien circuit de Monthléry très glissant. La voiture sort indemme de cette spéciale malgré quelques chaleurs. Plus tard dans la journée arrivée sur le circuit Bugatti, le premier tour de chauffe sera le dernier de la voiture puisque un bruit et une perte de puissance juste avant le chemin aux boeufs m’oblige à rentrer au ralenti dans les Stands. Yvan mon mécano, aidé par mon Père diagnostique une rupture de l’axe des culbuteurs, panne très rare sur ce type de moteur !! heureusement la pièce de rechange est dans le camion et avec une lourde pénalité nous pouvons continuer ..pour l’honneur.
Le deuxième jour, a part un peu de vapor-lock la journée se passe bien avec beaucoup de plaisir car partir dernier sur un circuit avec une GT40 est un vrai bonheur : puissance, motricité permettent de regagner beaucoup de places et de se gaver la tête de plein de souvenirs. Le lendemain, une spéciale ratée à cause de vapor-lock au départ qui éteint le moteur après 100M !! Le soir en rentrant vers Carcassonne je ressent des vibrations dans la boite de vitesses . Yvan est remis à contribution et va remplacer les roulements de boite dans la nuit (très froide) au pied des remparts de la cité. Le dernier jour de course nous voit tomber en panne sur .. l’autoroute !! en panne de pompe à essence électrique. Petit bricolage au péage, transvasement de l’essence du réservoir de droite dans le réservoir de gauche et c’est reparti jusqu ‘à Nice.. Champagne pour l’arrivée et grosses bises pour la 1012 !

Tour Auto 2002
Il commence à l’arrivée du Tour Auto 2001. La 1012 est encore en configuration 1967 (jaune, double bande noire). Une relecture de son historique me marque : en 1966 : 2ème à Daytona, 2ème temps aux essais d’avril au Mans, et 2ème aux 1000 KM de Spa alors pourquoi pas 2ème au Tour auto 2002 !
Donc la voiture va être repeinte dans ses couleurs 66 : Blanche capot noir et ..plus compliquée châssis bleu marine (couleur d’origine Ford Cortina 64 !!). Ces travaux y compris une bonne révision mécanique moteur et un remplacement de la boite KarKraft (Mike Teske, grand spécialiste de la MKII, a refait une série de 10 fonderies de boite identique au modèle d’origine qui nécessitera plusieurs centaines d’heures d’usinage… par boite !). La voiture va être terminée moins d’une semaine avant le départ 2002. Ce qui nous fera faire un rodage des plus cocasses : rouler en MKII sans capot avant, sans capot arrière .. et sans les portes !!
La voiture prend donc le départ après moins de 50km de rodage. Très vite on s’aperçoit que la 2éme vitesse saute, entraînant quelques surrégimes moteur. Aie . Je suis donc obligé de garder la main sur le levier de vitesses pour éviter de casser le moteur ! quand on roule avec une voiture équipée d’une boite 4 vitesses avec une première longue, en fait on se rend compte que l’on est assez souvent en seconde..
Physique la voiture, 50 à 60 ° à l’intérieure, une direction lourde tenue d’une main, l’autre vissée sur le levier de vitesses… fatiguant !! je me souviens du circuit de charade ou je devais passer le gauche après les stands en dévers en tenant le volant d’une seule main .. chaud..
Nous avons malheureusement abandonné à Toulouse la veille de l’arrivée… dommage… mais le moteur a trop chauffée dans les encombrements à l’entrée de Toulouse et le joint de culasse a souffert .. Pourquoi risquer de casser le moteur qui a déjà beaucoup souffert de nombreux surrégimes . La mort dans l’ame, la voiture repartira dans son camion !

 

Le Mans Classic 2002
Patrick Peter réussit à organiser l’épreuve « mythique » pour tous les passionnés de voitures de course : pouvoir nous permettre de rouler sur le « grand circuit », le vrai, celui d’hommes !!
Evidemment 1012 est de la partie : préparation d’Yvan avec un très bon moteur et de bons rapports de boite (310 km/h à 6000 t/mn). C’est moins qu’à l’époque (338 Km/H aux essais d’avril 66) mais sans les chicanes… Première course avec un vrai faux départ le Mans et une place de 7ème . Deuxième course à la tombée de la nuit avec un résultat identique ! Troisième course en pleine nuit, 1012 est conduite par son mécanicien favori, Yvan, et ironie tombe en panne de batterie !! le temps de faire le remplacement de la batterie et 2 tours sont perdus !! une place de 17ème . La dernière course a lieu en début d’après midi le dimanche et nous terminons 3ème … derrière 2 autres GT40 !! sans cette panne de batterie, nous aurions pu terminer dans les 5 premiers… Performante encore la « vieille » MKII !!

Le Mans Classic 2004
Première course d’importance : enfin mes 2 GT40 1012 et 1079 vont courir la même course, mais heureusement l’une en catégorie 62/65 et l’autre 66/69. Je vais donc pouvoir faire la comparaison !
Il fait beau, mais un peu de vent transversal dans la longue ligne droite lors des essais me donne mes premières chaleurs… les deux voitures sont très sensibles à haute vitesse dans les Hunaudières. Je comprends mieux les angoisses des pilotes à l’époque. A chaque tour, je respire en voyant arriver les chicanes … ouf, je vais enfin pouvoir freiner ! Sur 1079, on ne trouvera jamais réellement le problème ; sur 1012, un changement d’amortisseurs arrière va résoudre le problème et je vais retrouver ma 1012 celle du Mans Classic 2002 : Stable, saine efficace, en un mot faite pour ce circuit !
En fait Le Mans est un circuit vraiment différent des autres même de Spa. Les vitesses moyennes sont tellement plus élevés que sur les autres circuits. Avec 1079 je me suis rendu compte que j’étais le plus souvent en 4ème et 5ème alors que sur les circuits plus modernes c’est plutôt 2éme, 3éme, 4ème pour quelques centaines de mètres.. D’ou ces problèmes aérodynamiques et le besoin de réglages châssis différents… en fait à 30 ans d’intervalle, on retrouve les mêmes problèmes .. sur la même voiture et bien que les pilotes soient moins rapides.

Rétrospective circuit La Baule Escoublac 2004
Le circuit de La Baule Escoublac, c’est mon enfance, mes premiers souvenirs de course : le réveil le dimanche matin de très bonne heure, la balade dans le Dodge de mon père et l’épreuve finale du Rallye de La Baule avec Jo Schlesser et sa Cobra, le marquis de Montaigu avec sa Ferrari GTO, les Type E, les mustang Shelby les Mini Cooper en paquet accrochant les bottes de paille. Plus tard, la GT40 de Rouget au tour de l’Ouest et enfin les Matra 650 lors d’un passage du Tour auto. Le circuit n’existe plus hélas, mais le temps d’une matinée nous avons pu sous pace car faire quelques tours Et bien entendu 1012 était de la partie !! trop chaud pour une MKII qui n’aime pas le ralenti mais un excellent souvenir, surtout quand j’ai doublé mon père dans sa Traction Cabriolet !! enfin je suis plus rapide que mon père…


La Suite Bientôt : LE TOUR AUTO 2005

 
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